Bernard Girard

LĠimmigration vue par les Žconomistes

 

6 chroniques sur ce que la thŽorie Žconomique a ˆ dire sur les phŽnomnes migratoires et lĠimmigration. Les travaux et analyses les plus rŽcents invitent ˆ revoir dans un sens beaucoup plus libŽral les politiques actuelles en matire dĠimmigration et ˆ allŽger ou lever la plupart des obstacles aujourdĠhui mis aux mouvements migratoires.


  • Les flux migratoires : pourquoi Žmigre-t-on ?l

    Les migrations dĠaujourdĠhui ressemblent pour lĠessentiel ˆ celles du 19me sicle. Les motifs de lĠŽmigrations sont essentiellement Žconomiques. Le choix du moment du dŽpart et du pays dĠaccueil est complexe. On ne peut pas analyser les phŽnomnes migratoires sans prendre en compte les retours toujours trs nombreux.


  • LĠimpact de lĠimmigration sur les salaires est, au pire, marginal

    Toutes les Žtudes le confirment : lĠimmigration ne tire pas ˆ la baisse les salaires des autochtones, mme dans les pays dans lesquels il nĠy a pas de salaire minimum. Les immigrŽs qui viennent pour des motifs Žconomiques se dŽbrouillent mieux que ceux qui viennent pour dĠautres motifs. Ils ne sont pas condamnŽs ˆ avoir des salaires faibles, ils peuvent mme dans un certain nombre de cas avoir, ˆ qualification Žquivalentes, des salaires supŽrieurs aux autochtones.


  • Emploi : Non, lĠimmigration ne crŽe pas de ch™magen

    De nombreux cas historiques, dont beaucoup de trs rŽcents, le montrent : lĠimmigration ne crŽe pas de ch™mage, bien au contraire, elle favorise le maintien ou le dŽveloppement dĠactivitŽs qui manqueraient autrement de bras.  Les exemples de Miami, de lĠAutriche, dĠIsra‘l sont analysŽs.


  • Protection sociale : la fermeture des frontires nĠest pas la meilleure solution

    Les immigrŽs ne choisissent pas leur lieu dĠinstallation en fonction de son systme de protection sociale, ils ne consomment pas plus de prestations sociales que les autochtones mais leur situation (pauvretŽ, difficultŽ de trouver un emploiÉ) les rend plus souvent Žligibles aux aides que la moyenne de la population. La fermeture des frontires aux immigrŽs Žconomiques qui viennent pour travailler tend ˆ augmenter lĠimpact de lĠimmigration sur les dŽpenses sociales.


  • Lutte contre lĠimmigration clandestine : inefficace et perverse

    Les mesures prises pour lutter contre lĠimmigration se sont durcies au dŽbut des annŽes 90 tant en Europe quĠaux Etats-Unis. Si leur cožt humain est ŽlevŽ, leur efficacitŽ est trs faible. Elles sont surtout contre-productives : elles entra”nent le dŽveloppement de mafias, favorisent les migrations des moins qualifiŽs et rendent plus difficiles les retours.


  • Des quotas a l'ouverture des frontieres

    Le manque de rigueur des Žconomistes les plus libŽraux.. Quelques prŽconisations : quotas, nŽgociations multilatŽrales, droits dĠentrŽe. Quel serait lĠimpact dĠune ouverture complte des frontires ? Va-t-on vers la crŽation dĠun marchŽ mondial du travail ?