Chronique du 17/03/09
Quelle entreprise demain?
Vous voulez nous parler ce matin des entreprises, de ce quĠelles
vont devenir, de leur imageÉ
CĠest une remarque de Laurence Parisot, la Prsidente du Medef qui
mĠa incit faire cette chronique. Elle disait en substance : ÒLa premire
chose qu'il faut faire c'est prserver les entreprises parce que cĠest grce
elle que lĠon sortira de la crise.Ó Dclaration laquelle ont fait cho il y a
quelques jours les propos de Franois Fillon contre le dnigrement des entreprises.
Et pourtant, il y a de quoi critiquerÉ
Bien sr. LĠimage des entreprises dans lĠopinion sĠest dĠailleurs
formidablement dgrade ces derniers mois. Et pas seulement en France, un peu
partout dans le monde comme le montre la dernire enqute dĠEdelman, une
socit de relations publiques britannique qui interroge chaque anne plusieurs
milliers de personnes. Ses derniers rsultats sont trs significatifs :
ils montrent un recul massif de la confiance dans les entreprises. 67% des Franais, 77% des Amricains
ont aujourdĠhui moins confiance dans les entreprises que lĠanne dernire.
Ce nĠest pas trs surprenant avec tout ce qui sĠest passÉ
Non. Et cĠest, dĠailleurs dans les pays les plus durement touchs
par la crise que cette perte de confiance est le plus fort. Le recul est
particulirement net en Irlande (83%), mais aussi au Japon (79%). Les pays
mergents ne sont pas pargns. La Chine (56%) comme lĠInde (49%) connaissent
galement ce recul de la confiance dans les entreprises.
CĠest donc un phnomne mondial.
Ce sentiment quĠon ne peut plus attendre grand chose des
entreprises est particulirement sensible dans les pays dvelopps. Le niveau
de confiance des Amricains dans leur entreprise a rejoint celui,
traditionnellement beaucoup plus faible, des Europens. Seuls les pays
mergents continuent de faire confiance leurs entreprises.
CĠest peut-tre que ces pays sont sortis rcemment de la
pauvret et quĠils en crditent les entreprises?
CĠest certainement une explication.
JĠimagine que ce recul de la confiance dans les entreprises
se traduit par un renforcement de la confiance dans les Etats.
Pas forcment. Dans beaucoup de pays, et notamment en France, les
difficults des entreprises ne se traduisent pas par un regain de confiance
dans lĠEtat. Je ne crois pas que nous ayons beaucoup plus confiance dans notre
gouvernement que dans les entreprises pour nous sortir de la crise. Ce qui
nĠest dĠailleurs pas une bonne nouvelle. Si lĠon nĠa plus confiance en
personne, on nĠinvestit plus, on nĠachte plusÉ
La perte de confiance est sans doute plus forte pour
certaines entreprises que pour dĠautresÉ
LĠtude que je cite donne l-dessus des indications intressantes.
On sĠaperoit, dĠabord, que les entreprises qui ont conserv le plus haut degr
de confiance sont bases dans trois pays : le Canada, la Sude et lĠAllemagne,
soit trois pays qui ont des systmes bass sur la recherche du consensus
social. Ce nĠest sans doute pas un hasard. Les entreprises de ces pays se
comportent, du fait mme de cette recherche de consensus, en bon citoyens,
tentent du moins de le faire. Ë lĠinverse, la confiance est la plus faible pour
les entreprises bases dans des pays dans lesquels les dirigeants se comportent
en cow-boys ou une tradition de pillage de lĠargent public.
La Russie?
La Russie, la Chine, la PologneÉ Tout se passe un peu comme si la
morale se vengeait. Les entreprises bases dans des pays qui leur imposent des
comportements peu prs thiques protgent mieux leur rputation que celles
installes l on autorise tout et nĠimporte quoi. De la mme manire, le
secteur financier est plus touch que dĠautres par cette perte de confiance,
mais le phnomne est gnral.
Ce qui se comprend bien. LĠaffaire Continental, les
licenciements de Total ne donnent pas confianceÉ
Les deux cas sont diffrents. Continental ferme une usine et met
au chmage 1200 personnes avec des consquences considrables pour toute la
rgion de Compigne. Total supprime des postes mais ne met personne au chmage.
Il faut dire que ce sont des industries dans des situations
diffrentes. Total continue de gagner beaucoup dĠargent, Continental est trs engag
dans lĠindustrie du pneu qui souffre actuellement.
LĠindustrie automobile souffre effectivement beaucoup, mais la
dcision de fermer Clairoix se situe dans un contexte plus complexe.
Continental a rachet lĠanne dernire les activits automobiles de Siemens et
sĠest beaucoup endett pour cela. Sa dette dpasse aujourdĠhui les 10 milliards
dĠÛ. Et dans la foule, il a t repris par un groupe allemand spcialis dans
la fabrication de roulements billes qui a emprunt 16 milliards pour le
racheter. La dgringolade du march du pneu nĠest donc pas la seule
explication. Les ouvriers de Clairoix, ceux de Hanovre, une des usines de
Continental va y perdre 800 emplois, vont aussi payer les erreurs de stratgie
de sa direction. Ce qui ajoute la colre.
La crise nĠexplique donc pas seule cette perte de confianceÉ
Cette crise agit comme un rvlateur. Elle met en vidence les
faiblesses du management, ses erreurs stratgiques, comme dans le cas de
Continental, ses comportements de prdateur, comme dans toutes ces affaires de
bonus, de salaires extravagants, mais aussi ses mensonges.
Cette promesse de maintenir lĠusine en activit en change
du passage aux 40 heuresÉ
Exactement. Et lĠon voit bien l une des faiblesses du management
contemporain qui, dĠun cot, demande aux salaris de sĠengager toujours plus,
et qui, de lĠautre, les traite comme une ressource, comme un moyen. CĠest une
contradiction profonde. Vous vous souvenez sans doute de la maxime de Kant :
ÒAgis de faon telle que tu traites l'humanit, aussi bien dans ta personne que
dans tout autre, toujours en mme temps comme fin, et jamais simplement comme
moyen.Ó Le management moderne fait exactement le contraire. Il passe son temps
faire croire aux salaris quĠil les traite comme une fin, alors quĠen
ralit, il les traite toujours comme un moyen.
CĠest tout simplement de lĠhypocrisieÉ
CĠest bien plus que cela. CĠest inscrit au coeur mme des
dispositifs de management modernes qui demandent des salaris motivs, engags,
qui prennent des initiatives, qui se comportent de manire autonome. Toutes
choses qui supposent que les salaris soient traits comme une fin, pour
eux-mmes. Et ce management qui demande tout cela de ses salaris, les traite
comme une ressource au mme titre que nĠimporte quelle fourniture. La
dcouverte de cette aporie est au coeur de la dception des salaris, de leur
formidable colre. coutez-les, que disent-ils? ÒJĠai donn ma vie, toute mon
nergie cette entreprise, et elle me jette comme un vieux torchon lorsquĠelle
nĠa plus besoin de moi.Ó
Mais quel impact cette perte de confiance peut-elle avoir
sur les entreprises, sur leur vie?
Ce sont les capacits, les comptences, la sincrit du management
qui sont remises en cause. Dans des entreprises comme Continental, mais ailleurs
aussi : pourquoi nos dirigeants seraient-ils diffrents des autres? CĠest le
regard que les salaris portent sur leur hirarchie, sur les missions quĠon
leur confie qui est en train changer. Le scepticisme gagne toutes les couches,
les employs, les ouvriers, mais aussi les cadres dont lĠengagement est le plus
important. Les entreprises vont devoir renouer ce lien qui sĠest dfait,
rinventer de nouvelles manires de convaincre les salaris, de les
motiver.
Ce divorce dĠavec lĠopinion devrait galement favoriser un
contrle plus strict des entreprises, des rmunrations de leurs dirigeants, en
un mot, une plus grande intervention des pouvoirs publics dans leur
gouvernance. Les propos de Nicolas Sarkozy sur les trois tiers, lĠide dĠun
partage des bnfices entre lĠentreprise, ses actionnaires et ses salaris sont
de ce point de vue significatifs.
Vous y croyez?
Personne nĠy croit, personne nĠy a jamais cru, mais quĠun homme de
droite, lu sur un programme libral tienne des propos de ce type veut tout
simplement dire que les politiques se sentent en droit dĠintervenir dans les
affaires des entreprises et de dire leurs dirigeants ce quĠils doivent faire.
Ce nĠtait pas le cas il y a quelques annes.
Cette devrait galement favoriser le protectionnisme qui serait
une catastrophe pour ces mmes entreprises. Les tentations protectionnistes
sont dj sensibles en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, on les devine dans les
discours de Nicolas Sarkozy, elles vont se dvelopper.
Mais au del du scepticisme des salaris et du retour de lĠEtat,
cette crise devrait conduire une profonde transformation du modle conomique
des grandes entreprises. CĠest ce qui sĠtait pass dans les annes 40 et 50
aux Etats-UnisÉ
A la fin de la grande dpression?
Oui, puisque vous savez que lĠactivit conomique nĠa vraiment
repris aux Etats-Unis quĠen 1942, lorsque ceux-ci sont entrs en guerre et que
le pouvoir fdral a investi massivement dans lĠindustrie de lĠarmement. Ce qui
a donn naissance ce que lĠon a alors appel le complexe militaro-industriel
et ces conglomrats extrmement puissants qui runissaient sous un mme toit
des entreprises aux mtiers trs diffrents : lĠarmement, dĠun cot, mais aussi
des activits civiles, comme la tlphonie, lĠinformatique, la communication,
la tlvision, toutes activits dans lesquelles tait prsente une socit
comme ITT.
Et vous pensez quelque chose de similaire?
Ces grands conglomrats industriels sont passs de mode dans les
annes 70, au moment de la premire crise ptrolire. Mais cette crise va
donner aux entreprises les plus solides financirement la possibilit de se
renforcer. Nous parlions lĠinstant de Continental. On a dit que Michelin
tait lĠafft, quĠil pourrait racheter son activit pneumatique. Cette crise
pourrait donc conduire un renforcement des entreprises les plus puissantes.
Ë une concentration plus forte de lĠactivitÉ
CĠest une possibilit. CĠest dĠailleurs ce qui sĠtait produit
lors de la grande crise de 1929. Mais cette crise pourrait galement conduire
une modification assez profonde de la structure interne de ces grands groupes,
un recentrage sur leurs activits industrielles et une redfinition de
leurs activits financires.
QuĠest-ce qui vous fait dire cela?
Je vous disais lĠinstant que les grands conglomrats sont passs
de mode dans les annes 70. Cela venait dĠune modification assez profonde de la
structure capitalistique de ces groupes, de la monte en puissance des fonds de
pension dans leur capital. Les investisseurs institutionnels sont depuis
toujours prsents dans le capital des grandes entreprises, mais ils ont, dans
les annes 70/80, chang de stratgie, ils ont concentr leurs avoirs sur un
plus petit nombre de socits, ce qui a eu pour consquence de les impliquer
beaucoup plus dans la gestion des entreprises dans lesquelles ils
investissaient. Ils ont impos aux dirigeants des grands groupes des politiques
qui leur assurent une plus grande rentabilit. Ce qui a souvent signifi le
dmantlement des conglomrats des annes 60 et la cration dĠentits centres
sur un nombre limit de mtiers mais avec une couverture gographique plus
large. Si on veut tre leader sur un produit ou une technologie, il faut tre
prsent sur plusieurs marchs, on ne peut pas se contenter dĠtre nationalÉ
Tout cela pour tre plus rentableÉ
Le souci de la rentabilit nĠtait pas nouveau, ce qui lĠest cĠest
le pouvoir dĠinfluence sur les dirigeants. Plus un actionnaire a de parts dans
une socit plus il lui est difficile dĠen sortir, plus il a dĠintrt tre
entendu par ses dirigeants. CĠest ce qui sĠest produit et a conduit au
dveloppement dĠentreprises concentres sur un nombre limit de mtiers, qui
mnent des politiques de crneau et recherchent des positions monopolistiques.
Tout cela a signifi des retours plus importants pour les
actionnaires, dĠo la monte du cours des bourses, mais aussi, du fait de la
globalisation, la multiplication des oprations financires et montaires au
sein mme de groupes, ce qui les a amens crer de vraies structures
financires. Les grands groupes industriels sont devenus des groupes financiers
ou, plutt, la frontire entre lĠindustrie et finance sĠest efface.
CĠest ce que lĠon appelle la financiarisation de lĠconomie?
CĠen est lĠun des aspects. Le dveloppement de ces activits
financires sĠest faite selon deux axes :
- le dveloppement de comptences dans le domaine de la gestion
des changes, du crdit qui leur a permis dĠintervenir directement sur les marchs
financiers sans passer par les banques,
- et le dveloppement, dans plusieurs groupes, dĠune activit de
banque de crdit. Les industriels de lĠautomobile, Peugoet, Renault, General
MotorsÉ ont des filiales spcialises dans le crdit. Mme chose pour les
groupes de distribution. Tous ou presque ont cr des tablissements de crdit
ddis au financement des achats de leurs clientles : Cofinoga (Galeries
Lafayette), Cofidis (Trois Suisses), Finaref (Printemps)É
Et cĠest un problme?
Cela en devient un lorsque ces activits financires prennent une
place si importante dans les rsultats de lĠentreprise que leurs difficults
peuvent mettre en pril des activits industrielles qui se portent bien. CĠest
ce qui pourrait se produire chez General Electric. Vous savez que ce groupe
trs important est actuellement dans la tourmente. Or ses difficults viennent
des craintes souleves par sa filiale financire, GEC qui assure aujourdĠhui
35% de son chiffre dĠaffaires. Cette entreprise industrielle risque dĠtre emporte
dans la tourmente par les ventuelles difficults de son activit financire.
Mais indpendamment de cela, cette monte en puissance de la
finance dans les groupes industriels prsente un risque ds lors quĠil peut
aveugler le management.
Et comment?
Cela peut se faire de plusieurs manires. De bons rsultats de ces
filiales financires peuvent, dĠabord, cacher les difficults des activits
industrielles. Si vous regardez les rsultats de Peugeot PSA, vous dcouvrez
que lĠessentiel de ses bnfices ont t raliss lĠanne dernire par sa
filiale financire, Credipar. Par ailleurs et de manire peut-tre plus
insidieuse, lĠefficacit de ces filiales financires peut masquer une
dgradation de la comptitivit de lĠentreprise.
L encore, comment?
Lorsque lĠon achte un produit un peu cher, une voitureÉ on achte
autant le crdit qui va avec que le produit. On passera sur les faiblesses du
produit si le crdit est avantageux, bien construit. Et on enverra aux
entreprises de mauvais signaux. CĠest ce qui est arriv lĠindustrie
automobile amricaine qui a continu de vendre des 4x4, des voitures
compltement inadaptes grce aux conditions de crdit quĠelle faisait ses
acheteurs.
Et vous croyez que la crise pourrait modifier cela?
Ce ne sont, bien sr, que des hypothses. Mais la crise pourrait
avoir trois consquences majeures pour les entreprises :
Elle pourrait, dĠabord, favoriser le retour du politique dans
leurs affaires,
Elle pourrait, ensuite, conduire une rvision des mthodes de
management modernes qui montrent leurs limites : on ne peut demander des
salaris que lĠon traite comme une simple ressource de sĠengager pleinement
dans leur travail,
Elle pourrait, enfin, amener remettre en cause cette confusion
qui sĠest progressivement instaure dans les grands groupes entre activits
financires et activits industrielles.
Pas plus que
dĠautres, les entreprises ne sortiront indemnes de cette crise.
Note de lecture
Comme chaque semaine, vous souhaitez nous faire part dĠune
de vos lecturesÉ
Oui, et jĠaimerais cette semaine vous recommander la lecture dĠun
livre qui vient tout juste de sortir chez Flammarion, Les rformes rates du Prsident Sarkozy, qui
est tout fait passionnant.
CĠest un titre de pamphlet.
Oui, mais cĠest un livre dĠconomistes. De deux conomistes
rputs, bien connus, Pierre Cahuc et Andr Zylberberg, deux bons spcialistes
des questions sociales. Le livre ne traite dĠailleurs que de cela, des
questions conomiques et sociales, mais il le fait avec beaucoup de prcision.
CĠest une critique impitoyable des mthodes mises en oeuvre par Nicolas
Sarkozy, critique dĠautant plus impitoyable que ses auteurs partagent, sur de
nombreux points, le projet de Nicolas Sarkozy, mais ils montrent comment la
mthode quĠil a retenue a conduit au contraire de ce quĠil souhaitait.
Une mthode base sur la multiplication des rformesÉ
Ce quĠils appellent lĠtouffement suivi, disent-ils et il est
difficile de ne pas tre dĠaccord avec eux, de la conciliation. DĠun cot, on
lance des rformes trs nombreuses et, de lĠautre, quand les groupes de
pression sĠaniment on fait des concessions. Mais comme ces groupes de pression,
syndicats, distributeurs, taxis, lus locauxÉ ont compris que le gouvernement
ne pouvait pas donner lĠimpression de cder, ils ngocient des compromis qui vident la rforme de son
contenu, qui vont, dans certains cas mme, aggraver la situation que la
rforme prtendait amliorer.
Ce texte est intressant parce que trs dtaill, trs pointu. Il
traite de plusieurs sujets, les retraites du secteur public, la grande
distribution, la dfiscalisation des heures supplmentaires, le RSA, la
reprsentativit des syndicats et il dmonte chaque fois, avec beaucoup de
subtilit, ces mcanismes qui produisent cette illusion de rformes. Ils
montrent comment la rforme des retraites du secteur public cotera en ralit
beaucoup plus cher la collectivit, comment la dfiscalisation des heures
supplmentaires ne va pas crer plus de pouvoir dĠachat. Ils dnoncent,
dĠailleurs, avec une pointe dĠhumour les acrobaties statistiques : comment les
heures supplmentaires peuvent-elles augmenter en priode de rcession, de
recul de lĠactivit?
CĠest donc un livre trs svre. Mais disent-ils ce que
Nicolas Sarkozy aurait du faire?
Oui, et cĠest une autre partie intressante de leur ouvrage. Ils
expliquent, en sĠappuyant sur de nombreuses tudes dĠconomistes, quĠune
rforme ne peut fonctionner que si les institutions sĠy prtent. En lĠespce,
ils pensent aux syndicats et au Parlement qui sont, leurs yeux, les acteurs
majeurs. Aucune rforme nĠa de chance dĠaboutir si ne sont pas dĠabord menes
des rformes approfondies de ces deux institutions. Et l, ils proposent des
choses assez classiques :
la fin du cumul des mandats qui permettrait des dputs moins
nombreux de mieux connatre les dossiers, dĠtre plus prsents lĠAssemble,
dĠtre plus attentifs lĠintrt gnral,
La rforme des syndicats dont les revenus devraient venir
exclusivement des cotisations des membres, ce qui les en rapprocherait et
viterait quĠils ne soient domins par des permanents issus du service public
qui ne connaissent pas forcment les attentes et les contraintes des
entreprises du secteur priv.